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Jeudi 9 Septembre 2010
21:26
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Interviews
ON SUIT LE CHEF !Par A NOUS PARIS, VJ - 2003Le saxophoniste et chanteur Maceo Parker a longtemps ferraillé dans l'ombre de ses maîtres, James Brown et George Clinton. En 1990, il se lança dans une carrière solo et connut un succès immédiat malgré un funk parfois mécanique. Car chez cet artiste, l'esprit "fête" est un peu obligatoire, comme dans son nouveau disque, "Made By Maceo".
ANP ! : Que signifie "Made By Maceo" ?
Maceo Parker : C'est simple : mes idées, mon groupe, mes pensées, mon style, ma décision. Quels sont les ingrédients pour faire un bon musicien funky ? C'est comme si vous me demandiez quels ingrédients il faut pour faire un bon coureur. De l'entraînement ne suffit pas. Il faut être né avec quelque chose en plus, du talent. Vous ne pouvez apprendre à quelqu'un à courir vite. Le funk, c'est pareil. Cette musique ne peut s'enseigner. C'est un don naturel. Vos spectacles reposent sur un grand travail. Comment les préparez-vous ? Avec mes musiciens, nous sommes ensemble très souvent et depuis longtemps. Je prends toujours la dernière décision pour atteindre la manière qui me semble la plus efficace. Chaque pièce de l'orchestre nécessite une préparation différente. Mais le but est le même : aimer la performance, la musique, donner du plaisir, de l'amour aux gens. Et cela devient facile de travailler. Quelle sorte de leader êtes- vous ? Tyrannique comme James Brown ? Comment pouvez-vous savoir quel leader était Brown ? Les témoignages... On sait qu'il mettait ses musiciens à l'amende quand leurs chaussures n'étaient pas cirées. Mais dans ces grands orchestres, il y a des règles à respecter. Quand vous marchez sur une scène, c'est mieux de vous présenter avec des chaussures cirées. Sinon, que faites vous ? Dix dollars d'amende. Ou la porte ! Vous prévenez que le bus part à 10 h ! Et si le musicien n'est pas présent ? Il ne fait plus partie de l'orchestre. Même si je ne sanctionne pas, je comprends ces règles. Pourriez-vous abandonner le funk pour, par exemple, le blues ? Oh, non. Le blues chante : "J'ai vu ma baby debout de l'autre côté de la rue." Vous voyez : elle est de l'autre côté de la rue. Le temps devient alors si long. Ni sourires, ni fête. Le funk à côté, c'est joyeux, positif Ayons du bon temps, dansons ! Lu 1459 fois
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